Vous vous posez certaines questions sur les énergies renouvelables
ou sur l’intérêt d’installer une unité de production d’électricité
photovoltaïque sur le toit de votre maison ?
Préambule : L’Europe fixe des objectifs ambitieux en ce qui concerne le développement de la filière photovoltaïque. La commission européenne prévoit d’établir d’ici 2014 un fond européen spécialement dédié à l’efficacité énergétique et de réduire la TVA pour les biens qui lui sont relatifs.
Par ailleurs, tous les bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie.
En France, le Grenelle de l’environnement a fixé des objectifs permettant de diminuer notre retard vis-à-vis de nos voisins européens. La puissance du parc photovoltaïque installé en 2020 devrait atteindre 7 000 MW, soit presque 100 fois plus qu’en 2007. En se basant sur ces prévisions, la filière pourrait être extrêmement créatrice d’emplois. Alors qu’en 2007 la filière photovoltaïque représentait 2 110 emplois elle devrait représenter plus de 60 000 emplois d’ici 2020 entre les différents corps de métiers.
Voici réunies les principales questions/réponses les plus posées

1 – Qu’est ce qu’une énergie renouvelable ?
Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle de l’homme. Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués principalement par les astres. Elles proviennent en majorité de l’énergie Solaire, à l’exception de la géothermie qui provient de la Terre et de l’énergie marémotrice qui provient de la Lune (marées). A l’inverse, le pétrole, le charbon ou le gaz naturel, qui sont des énergies fossiles, ne sont pas des énergies renouvelables car il faudrait des millions d’années pour reformer la quantité d’énergie fossile que l’on consomme actuellement. De même, l’énergie nucléaire n’est pas une énergie renouvelable car la réserve d’uranium disponible sur Terre est limitée.
2 – Qu’est ce qu’une centrale solaire photovoltaïque ?
Une centrale solaire photovoltaïque est un équipement dont la finalité est de transformer l’énergie du soleil en électricité. Cette transformation est le fait d’un phénomène physique, appelé "effet photovoltaïque". Cet effet est réalisé grâce à des plaquettes (cellules) de silicium monocristallin ou polycristallin composant les panneaux. Ces plaquettes sont polarisées pour produire de l’électricité. Lorsque le soleil donne sur la plaquette, les électrons migrent d’une polarité à une autre produisant ainsi du courant électrique. Pas de bruit, pas de production de polluant, les cellules photovoltaïques convertissent directement l’énergie solaire (photons) en électricité (volts) courant continu (DC).
Une centrale solaire se compose donc principalement de panneaux solaires et d’un ou plusieurs onduleurs dont l’objet est de transformer et réguler le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif (AC), le rendant utilisable par nos équipements ou injectable sur le réseau EDF (220/240v – 50 Hz).
3 – Où peut-on installer des panneaux solaires ?
Pour bien choisir l’emplacement des panneaux sur votre toiture, il conviendra de tenir compte non seulement de critères techniques mais également de critères esthétiques (l’aspect visuel n’étant pas neutre) pour obtenir le compromis idéal. Pour obtenir la production maximale, il faudra éviter toute zone d’ombre pendant la période d’ensoleillement, à tout moment de la journée et pendant toute l’année. De même que l’orientation et l’inclinaison du toit. Il devra idéalement avoir une orientation sud avec une inclinaison par rapport à l’horizontal comprise entre 15° et 45°. De nombreuses solutions de pose sont aujourd’hui possibles et vous permettent de donner libre cours à vos envies.
Les solutions de pose les plus fréquentes sont :
- Pose en intégration à la toiture : les panneaux solaires et leur systèmes d’intégration et d’étanchéité sont fixés directement sur la charpente, en remplacement de la couverture initiale (tuiles, ardoises…). Ils assurent les fonctions de clos et de couvert comme n’importe quelle couverture. C’est le type de pose le plus couramment utilisé en France. Fiable et esthétique l’intégration à la toiture bénéficie en plus des incitations et aides fiscales les plus favorables.
- Pose en surimposition toiture : les panneaux solaires sont fixés par-dessus la couverture existante. Ils ne font pas partie de l’enveloppe du bâtiment. Ils bénéficient d’un tarif de rachat moins favorable que l’intégration.
- Pose en intégration au bâti : comme pour la toiture, les panneaux solaires peuvent remplacer d’autres éléments de la construction. Ils peuvent s’installer en verrière, en façade, en brise soleil ou même en garde-corps d’un balcon par exemple. L’intégration au bâti bénéficie des mêmes avantages fiscaux que l’intégration en toiture.
- Pose à plat : au sol ou sur toiture terrasse.
4 – Puis-je installer moi-même mes panneaux solaires ?
L’installation de matériel solaire requiert de solides compétences (couverture, électricité pour le photovoltaïque et plomberie pour le thermique). A moins de détenir une solide expérience de ces domaines, il n’est pas conseillé pour votre sécurité et celle de vos biens de se lancer seul dans l’installation. Sur le plan financier, il faut également rappeler que vous ne pouvez bénéficier du crédit d’impôt, de la TVA réduite à 5.5 % et en règle générale des aides régionales que si votre installation a été réalisée par un professionnel titulaire des qualifications photovoltaïques (QualiPV, QualiSol, QualitEnR …). De plus, nombreux sont les fabricants qui exigent que leur matériel soit monté par des professionnels qualifiés pour en activer la garantie.
5 – Est-ce que les performances des panneaux solaires se valent toutes ?
Comme sur tous les marchés, il existe des panneaux solaires de qualité différente. Il est ainsi important de bien comparer les caractéristiques réelles du matériel, les garanties associées et leur bonne adéquation au type d’installation solaire souhaité. Les capteurs solaires photovoltaïques (modules) sont constitués en grande majorité de cellules en silicium. Comme une cellule photovoltaïque ne s’use pas et ne vieillit pas, l’effet photovoltaïque n’est pas limité dans le temps. Si l’action des intempéries pouvait être complètement écartée, une cellule aurait une durée de vie quasi infinie. Néanmoins la performance des panneaux diminue progressivement avec l’âge, ce vieillissement est essentiellement dû à l’usure du verre de protection qui sous l’abrasion des intempéries s’opacifie et à l’usure des connectiques. Le rendement d’un bon panneau doit être d’au moins 80% sur ses 20 premières années. Le rendement de nos panneaux est garanti contractuellement par nos fabricants pour un minimum de 90% à 10 ans et 80% à 25 ans.
En Allemagne des panneaux posés depuis plus de trente cinq ans fonctionnent encore parfaitement aujourd’hui à plus de 80% de rendement !
6 – Monocristallin ou polycristallin ?
Une cellule photovoltaïque est composée de silicium. Le silicium est le second élément de l’écorce terrestre, c’est l’élément le plus abondant sur la terre après l’oxygène (on est pas près d’en manquer). On fabrique le silicium monocristallin à partir de colonnes pures de silicium, tandis que le silicium polycristallin est crée à partir de la fonte de copeaux de silicium monocristallin. Ces copeaux s’obtiennent par équarrissage ou opération de taille des lingots cylindriques monocristallins.
Au final, cette matière première doit avoir la forme de briques de 101,5 x 101,5 mm ou 120 x 120 mm. Le rendement du silicium polycristallin est un peu inférieur car il est moins pur, mais en contrepartie il coûte moins cher. Les 2 types ont une fiabilité et une pérennité quasi identique. Pour une surface réduite on optera plutôt pour un Mono qui permettra légèrement plus de puissance pour une même surface. Pour le particulier, limité de toute façon à 3 KWc pour obtenir les aides fiscales, Mono ou Poly n’a que peu d’importance. Le point essentiel est la bonne adéquation entre les panneaux choisis et l’onduleur. C’est de la et quasiment uniquement de la que dépendra l’optimisation de la production.
7 – Qu’est-ce que le KWc ?
En électricité, KWc veut dire kilowatt-crête. Cette unité est utilisée pour caractériser les matériaux photovoltaïques. Le watt-crête est une unité de mesure représentant la puissance électrique maximale délivrée par une installation photovoltaïque pour un ensoleillement standard de 1 000 W/m2 à 25 °C. Elle est généralement exprimée par la dénomination Wc ou Wp (de l’anglais Watt-peak). L’utilisation principale de cette unité est la comparaison du rendement et du prix des matériaux photovoltaïques. Pour donner un ordre d’idée, 1 KWc représente la puissance de 10 m2 de modules solaires avec une technologie courante, ce qui correspond à une énergie produite de 850 kWh à Lille et de 1 300 kWh à Nice par an.
8 – Quelle est la résistance des panneaux photovoltaïques aux intempéries ?
Les panneaux solaires sont fabriqués et testés pour résister à toute sorte d’intempéries extrêmes (gel, canicule, grêle …), leur surface est pourvue d’un verre trempé à haute transmission. Ils répondent à un cahier des charges précis et leur résistance à ces risques est certifiée par des labels qualité-sécurité. Le risque qu’un panneau solaire soit endommagé durant des intempéries, même très fortes, sous nos latitudes est extrêmement faible. Tous les modules doivent avoir la norme IEC pour être vendus en France et bénéficier du crédit d’impôt. Cette norme teste le verre trempé des modules avec des boules de glace de 75mm de diamètre à une vitesse de 140km/h !
Dans le cadre de notre maintenance, il nous est arrivé de constater que, suite à une forte averse de grêle, de nombreuses tuiles étaient cassées alors que nos panneaux n’avaient subi absolument aucun dommage.
9 – Et l’onduleur ?
L’onduleur est la pièce maîtresse d’une installation, on le placera de préférence dans un endroit préservé, aéré et accessible. L’onduleur ne se limite pas seulement à transformer le courant continu (DC) généré par le panneau photovoltaïque en courant alternatif (AC) à la tension et à la fréquence souhaitées (230 V / 50 Hz), il doit avant tout exploiter le champ photovoltaïque à son point de puissance maximal (Maximum Power Point : MPP). De plus, les onduleurs assurent la surveillance du réseau pour protéger ce dernier contre les pannes et interrompre l’alimentation en électricité en cas d’erreurs du réseau.
Avant de choisir un onduleur il convient de faire une étude sur la configuration des modules qu’on souhaite installer et les facteurs qui définissent leurs performance: le temps et l’intensité de l’ensoleillement, ombrage, direction et inclinaison de la toiture, etc. On distingue principalement 2 catégories d’onduleurs :
- Les quasi sinus, économiques leur rendement est compris entre 50 et 90 %
- Les purs sinus, bien plus chers, mais ils préservent mieux la fiabilité des appareils électroniques comme TV, ordinateur,… Leur rendement oscille entre 95 et 98 %.
La pureté est basée sur la qualité de la sinusoïde (la forme du signal alternatif) produit par l’onduleur. C’est le signal que l’on visualise sur un oscilloscope.
Pour notre part, nous n’utilisons que des onduleurs hautes performances avec des rendements de l’ordre de 98 %. L’onduleur a une durée de vie estimative de 12 à 15 ans, période après laquelle il faudra le remplacer. Tous les composants sont généralement garantis en cas de dysfonctionnement anormal. Des extensions de garantie peuvent vous êtes proposées, ou incluse dans votre contrat, elle peuvent couvrir l’ensemble des risques et garantir votre installation à 100 % durant 20 ans, voire 25 ans. C’est ce que nous proposons.
10 – Quelle surface de panneaux solaires faut-il installer ?
La surface de panneaux à installer dépend de nombreux paramètres, notamment la situation géographique, l’orientation et l’angle d’exposition des panneaux, le type de panneaux… bref, seule l’intervention d’un professionnel permet, à partir d’une étude minutieuse, de l’emplacement optimal et de la surface. L’installation doit produire le maximum d’électricité solaire sans dépasser les 3 KWc, seuil à partir duquel la TVA à taux réduit (5,5 %) ne peut plus s’appliquer, et que la production d’électricité facturée ne dépasse pas 2 fois la facture de consommation électrique (pour pouvoir bénéficier du crédit d’impôt).
11 – Quelle est l’exposition et la surface idéale de la toiture ?
Pour obtenir les meilleurs résultats, une exposition plein Sud est préférable, et une surface de toit disponible de l’ordre de 25 m². Par ailleurs, l’angle idéal de la toiture par rapport à l’horizontale est de 30 °. Pour autant, des orientations, surfaces et inclinaisons non optimales, dans le sud, peuvent donner quand même d’excellents rendements. Seule une étude détaillée par un technicien compétant pourra vous éclairer sur la rentabilité potentielle de votre toiture.
12 – Comment entretenir mon installation solaire et combien ça coûte ?
Une installation solaire requiert en soi très peu d’entretien (aucune pièce en mouvement). Pour un fonctionnement optimisé, il est cependant conseillé de veiller à ce que les panneaux restent propres et sans ombre (pluie de sable, feuilles …). Sinon 1 ou 2 contrôles de routine chaque année (fixation, connectique …) sont suffisants. Vous pouvez également solliciter un contrat de maintenance.
13 – Au bout de combien de temps mon installation sera t-elle rentable ?
Si vous achetez votre installation sans crédit, elle est rentable immédiatement !
Le taux de rendement financier correspondant au montant d’électricité facturé à EDF divisé par le prix d’acquisition de l’installation. Il est alors fréquent de constater un taux de rendement financier pouvant dépasser les 15% par an. Si vous faites l’acquisition à crédit, le retour sur investissement se situe en moyenne autour de 6 à 7 ans (déductions faites des aides éventuelles et du crédit d’impôt).
14 – Puis-je utiliser cette électricité solaire pour mon alimentation personnelle.
Vous pouvez raccorder votre système solaire photovoltaïque avec l’option « vente du surplus ». Dans ce cas vous utilisez votre électricité solaire, et seul le surplus est vendu. Même si cette option existe, elle est très rarement mise en œuvre pour une question purement financière. En effet, il est plus rentable de vendre un maximum d’électricité à un tarif bonifié plutôt que d’en utiliser une partie pour soi !
Les deux solutions de raccordement sont toutes aussi bénéfiques pour la planète.
A ne pas oublier : 1kWh d’électricité solaire produit = 1kWh d’électricité d’origine nucléaire ou fossile économisé. Remarque : une des propriétés de l’électricité et d’aller au plus proche des besoins pour minimiser les pertes en ligne. Vous pouvez donc être sûr d’utiliser votre électricité solaire même en vente totale !
15 – EDF est-elle obligée de me racheter mon électricité verte ?
OUI. Si aucune contrainte technique exceptionnelle ne s’oppose à votre raccordement au réseau (c’est en général le cas), EDF est tenu de vous racheter votre électricité aux tarifs arrêtés par l’Etat.
16 – Quel est le prix de rachat par EDF de l’électricité d’origine photovoltaïque ?
Selon l’arrêté du 10 juillet 2006 paru au J.O le 26/07/06, le kWh photovoltaïque racheté par EDF à été fixé à 0,30 € HT en métropole et à 0,40 € HT dans les DOMs et en Corse pour une installation solaire en surimposition.
Ces taux sont bonifiés respectivement de 0,25 € HT et de 0,15 € HT :
soit en 2006 un prix de rachat global de 0,55 € HT / kWh dans le cadre de production électrique issue de panneaux
photovoltaïques intégrés au bâti.
Le prix du kWh étant réévalué chaque année, au 1er janvier 2009 et pour toute l’année les tarifs de rachat sont de :
- 0,60176 €/kWh en intégration
- 0,32823 €/kWh en surimposition
17 – Ai-je besoin d’un permis de construire pour une installation solaire ?
NON. Hors cas de constructions neuves, les installations solaires sur toit ou façade, ainsi que les installations solaires intégrées, ne nécessitent pas de dépôt de permis de construire. Seule une simple déclaration de travaux (formulaire à retirer, remplir et retourner à la mairie du lieu) est requise pour une installation sur des bâtiments existants. Toutefois, avant d’envisager d’installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit, il faudra s’assurer qu’il n’existe pas de dispositions particulières prises par la communes (concernant l’aspect ou la couleur de la toiture par exemple). Si vous construisez près de monuments historiques ou classés, ou encore d’un site protégé, il faudra consulter les Bâtiments de France pour obtenir leur avis. Si vous êtes en copropriété, dans certains cas, l’autorisation des autres copropriétaires peut s’avérer nécessaire.
18 – Les démarches et procédures sont elle compliquées ?
La procédure administrative de rachat et de raccordement est relativement complexe et peut prendre plusieurs mois. La DRIRE, la DIDEME, l’ARD … , sont autant d’intervenants sur votre dossier, avec de nombreux documents à remplir. C’est la raison pour laquelle, afin d’optimiser le déroulement des démarches, nous nous occupons de tout, pour vous.
19 – Dois-je déclarer mon installation photovoltaïque ?
Le gestionnaire du réseau électrique doit être informé du projet d’installation photovoltaïque dès la phase de conception. Aussi, le futur producteur doit remplir une fiche détaillée de renseignements sur son installation et l’envoyer à EDF réseau distribution. La encore c’est nous qui nous occupons des démarches.
Par contre, pensez bien à déclarer votre installation photovoltaïque à votre assureur, dans le cadre de votre multirisques habitation, souvent la prime reste inchangée ou varie de très peu.
20 – Doit-on payer des impôts sur les bénéfices retirés de son installation photovoltaïque ?
La loi de finances rectificatives pour 2008 prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera désormais exonéré d’impôt sur le revenu, lorsque la puissance installée n’excède pas 3 KWc. Ainsi, les particuliers équipés de panneaux photovoltaïques d’une capacité inférieure ou égale à 3 kWc sont désormais exonérés de toute démarche fiscale. Cette mesure est applicable dès la déclaration des revenus de 2008 et suivants. Si la puissance est supérieure à 3kWc, le revenu photovoltaïque doit être déclaré. Néanmoins, pour les particuliers qui facturent moins de 76 300€ annuellement, les produits de la vente de leur électricité bénéficient d’un abattement fiscal de 71%. Concrètement, leur revenu photovoltaïque imposable sera de 29% du revenu photovoltaïque total.
21 – A combien s’élève le crédit d’impôt accordé aux particuliers pour l’achat d’une installation solaire photovoltaïque ?
Le taux du crédit d’impôt applicable correspond à celui des équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable, soit 50% du montant correspondant, au coût de l’équipement ou à son prix d’acquisition, TTC.
Le montant maximum des dépenses est plafonné par foyer fiscal et par logement aux montants suivants :
- 8 000 € pour un célibataire, vivant en concubinage, divorcé ou veuf
- 16 000 € pour les contribuables mariés ou pacsés
Ces montants peuvent être augmentés de 400 € par personne à charge.
Ce qui nous donne une réduction de la facture (aides à l’investissement déduites) plafonné à 4 000 € pour une personne seule, 8 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune et augmente de 200 € par personne à charge (8 400 € pour un couple marié avec deux enfants).
Ce crédit d’impôt est accordé jusqu’au 31 décembre 2009 pour les installations n’excédent pas 3 KWc et effectuées sur la résidence principale.
Il sera probablement reconduit, mais pour l’instant c’est jusqu’au 31/12/2009.
Pour les logements achevés, le crédit d’impôt est accordé sur présentation des factures des entreprises. Ces factures doivent comporter notamment :
- l’adresse de réalisation des travaux
- la nature des travaux
- la désignation et le prix unitaire des équipements éligibles
- le cas échéant, la date de paiement de la somme due au principal et, selon le cas, des différents paiements effectués à titre d’acomptes.
Pour les logements neufs, le crédit d’impôt est accordé sur les mêmes présentations, accompagnées de l’attestation fournie par le vendeur du logement qui doit comporter, le nom et l’adresse du vendeur du logement et ceux de l’acquéreur.
22 – Peut-on bénéficier du crédit d’impôt si on n’est pas imposable ?
OUI, si vous n’êtes pas imposable vous recevrez un chèque du trésor public, d’un montant équivalent au crédit d’impôt auquel vous avez droit.
23 – Ai-je droit au crédit d’impôt si j’installe des panneaux solaires photovoltaïques sur une résidence secondaire ?
NON, le crédit d’impôt est seulement destiné à la résidence principale.
24 – Et la TVA ?
Sur un logement de plus de 2 ans, la TVA à taux réduit (5,5 %) s’applique aux installations photovoltaïques raccordées au réseau d’une puissance inférieure ou égale à 3kWc.
Le taux de TVA réduit s’applique exclusivement sur le matériel et l’installation.
Toute installation supérieure à 3kWc ou réalisée sur un logement construit depuis moins de 2 ans doit être entièrement facturée avec une TVA de 19,6%, que ce soit en option vente du surplus ou vente de la totalité. Aucune ventilation n’est possible.
25 – J’ai entendu parler de subventions, qu’en est-il ?
Effectivement, dans certains cas, en plus du crédit d’impôt et de la TVA à 5,5 %, des subventions régionales et départementales existent. Pour en connaître précisément les montants, veuillez nous contacter ou contacter votre Espace Info Energie de plus proche.
26 – Est-ce écologiquement viable d’installer des panneaux photovoltaïques ?
L’énergie nécessaire pour construire une installation photovoltaïque n’est-elle pas supérieure à celle que produira l’installation au cours de sa vie ? En d’autres termes, une installation photovoltaïque est rentable financièrement, mais qu’en est-il de la rentabilité écologique et de son amortissement énergétique ? A l’heure actuelle, le temps de retour énergétique d’une installation photovoltaïque complète et installée (production et transport), est de 1 à 3 ans. Dans un futur proche, ce temps d’amortissement sera nettement plus court. En considérant une durée de vie attendue de minimum de 30 ans, une installation photovoltaïque produit 10 à 30 fois plus d’énergie que ce qu’a nécessité sa construction. Enfin, chaque KWc installé en France permet d’éviter le rejet de 1,5 à 3 tonnes de CO2 par an.
27 – Les panneaux solaires photovoltaïques sont ils recyclables ?
OUI, les panneaux solaires photovoltaïques sont entièrement recyclables. Ils sont démontés et fondus pour séparer les différents composants. Les cellules en silicium peuvent être réutilisées dans de nouveaux modules photovoltaïques après purification, le verre, le cuivre et l’aluminium récupéré est également recyclés.
Rien à voir avec les déchets nucléaires accumulés sous terre, donc moins visibles certes, mais ultra dangereux pendant plusieurs siècles.
28 – Que devient mon installation après les 20 ans du contrat EDF ?
2 solutions majeures :
1 – Continuer à l’exploiter ou la remplacer par une nouvelle et continuer à produire son électricité photovoltaïque pour la revendre à EDF ou autres acteurs d’ici là, ou la consommer pour plus d’autonomie.
2 – Démonter son installation pour la conduire vers un circuit de recyclage et remettre sa toiture comme d’origine.
Au moment de l’installation, penser à stocker soigneusement la couverture déposée pour le placement des panneaux, cela permettra de la réutiliser plus tard le cas échéant. La filière de recyclage est en marche et de plus en plus de fabricant proposent une solution de recyclage pour leur matériel en fin de vie.
29 – Un coup de foudre peut-il engendrer la destruction de mon installation ?
Tout d’abord, faisons le distingo entre Paratonnerre et Parafoudre.
Le paratonnerre dispositif extérieur de protection des bâtiments (posé sur le toit de l’édifice) protège la structure du bâtiment contre les coups de foudres directs, alors que le parafoudre matériel de protection (installé dans le tableau électrique) protège l’installation et les équipements situés à l’intérieur de l’habitation contre les surtensions transitoires. La Surtension est l’élévation de courte durée de la tension due à un coup de foudre (dans un rayon de plusieurs kilomètres) ayant subi la foudre. Une installation électrique photovoltaïque doit impérativement comprendre un, voire plusieurs Parafoudre. L’onduleur protège également l’installation contre les surtensions qui peuvent être provoquées par le réseau ou un coup de foudre s’abattant à proximité. Les panneaux solaires n’attirent en aucun cas la foudre. Néanmoins, si la foudre venait s’abattre sur votre bâtiment, cela pourrait endommager votre installation solaire au même titre que seraient endommagées toiture, cheminées ou antennes frappées. Dans ce cas c’est normalement l’assurance qui serait en charge des frais de réparation. Pensez donc bien à déclarer votre installation photovoltaïque à votre assureur, dès sa mise en route.
30- Les installations solaires photovoltaïques créent-elles des ondes ou des champs électromagnétiques dangereux pour la santé ?
Ah ces mots "onde, champ électromagnétique’’ générateurs de tous nos maux ! Les champs électromagnétiques sont omniprésents dans notre environnement.
Une règle en plastique chargée d’électricité statique attire des morceaux de papier : les forces d’attractions sont dues à un champ électrique ! Un aimant attire un morceau de fer, l’aiguille de la boussole s’oriente vers le nord à cause du champ magnétique terrestre. Le panneau photovoltaïque produit du courant continu "quasi no onde !" L’onduleur transforme le courant continu en courant alternatif 220v/50hz. Nous sommes ni dans la haute tension ni la haute fréquence, juste la même fréquence que l’on utilise dans nos installations électriques domestiques depuis bientôt 1 siècle. Si une induction électrique ou électromagnétique due à une installation photovoltaïque ou à un onduleur
3KW/220V/50Hz pollue ou est nocive, alors que doit on dire d’un micro-onde, appareil wi-fi, réveil électrique, téléphone sans fil, ou appareil GSM de grande puissance, ou tout autre émetteur/récepteur travaillant sur des fréquences de l’ordre de 900 Mhz, 2,3 GHz ou plus…. avec l’antenne pratiquement contre sa tête … ??? Alors que l’onduleur, lui, on va naturellement l’installer de préférence en dehors de pièces à vivre, comme le garage par exemple. De plus l’activité de la centrale photovoltaïque n’est que la journée, la nuit, contrairement à tous les autres appareils électriques et électroniques de la maison, qui continuent à fonctionner, la centrale est en arrêt. Alors SVP, "no stress".
31 – Les Gaines et câbles faradisés
Une sécurité de plus pour les raccordements électriques d’une centrale photovoltaïque est l’utilisation de gaine et câbles faradisés. Tout le monde ne devrait d’ailleurs utiliser que ce type de matériel. Il permet de supprimer les émissions de champs électriques générés par les réseaux de fils électriques. Les conducteurs sont alors enfermés dans une cage de faraday. Il est impératif que le blindage de chaque gaine ou câble soit connecté à la terre à une extrémité.
Le blindage est une très bonne solution car l’élimination des champs électriques émis par le réseau est totale.
32 – Conclusion
L’ensemble de la filière de production du photovoltaïque est parfaitement rodé et fiable quasiment partout dans le monde. Il se fabrique des panneaux solaires depuis plus de 40 ans maintenant. Si l’installation est correctement calculée, optimisée en fonction des caractéristiques précises et spécifiques du site et du bâtiment (cela induit plusieurs choix de panneaux et d’onduleurs disponibles chez l’installateur, afin d’obtenir le meilleur rendement pour le site), que l’ensemble soit posé dans les règles de l’Art, par du personnel qualifié et titulaire des agréments, il ne doit survenir aucun problème majeur. Le placement dans une centrale photovoltaïque, que ce soit particulier (3 HWc) ou professionnel, reste un des investissement les plus sûrs (garantie d’état) avec un rendement exceptionnel. C’est de plus un placement éthique, respectueux des générations futures.
Demandez à visiter les installations déjà réalisées et discutez avec les clients, c’est le meilleur baromètre pour savoir ce que vous êtes réellement en droit d’attendre de votre installation et de juger du sérieux de l’installateur.
La production d’électricité photovoltaïque
reste un des meilleurs placements dans le temps !
Garantie d’Etat oblige !
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Laurent LABADIE
Ingénieur Conseil
Solaire Photovoltaïque
06 46 781 711
LL30@hotmail.fr
